Skip to content

 

LA REVUE

REVUE LITTÉRAIRE

Littératures

& Cetera #01

Le passé en fiction 

 

Depuis deux siècles, les revues littéraires accompagnent le mouvement de la création, l’observent, la commentent, parfois la devancent. Témoins et éclaireurs, elles saisissent l’état d’une époque, ses tensions, ses manières singulières d’habiter le langage. À son tour, Littératures & Cetera s’inscrit dans cette tradition de veille et de transmission. 

 

Quatre fois l’an, elle proposera des entretiens approfondis avec des écrivains, des chroniques sur la création littéraire et artistique, des textes inédits, des études d’ensemble, des redécouvertes d’auteurs oubliés ou négligés, ainsi que des réflexions critiques sur le sens et les enjeux de l’écriture. Plus qu’une tribune, elle se veut un espace où la littérature se discute, se confronte, se renouvelle, se contredit et se prolonge sans jamais s’enfermer dans des certitudes.

Collection 

SCRIPTO SENSU

RECUEIL DE TEXTES

François BÉGAUDEAU

INTERLOPE

Interlope rassemble des textes où François Bégaudeau s’amuse à démonter les automatismes du langage et les clichés de notre époque. Digressif, ironique, parfois tendre, il scrute la parole et interroge les concepts, oscillant entre la comédie du quotidien et la gravité du monde. Il explore tout autant les secousses politiques et culturelles que les fragments singuliers, dans une écriture vive et enjouée.

INTERLOPE_FRANCOIS_BEGAUDEAU_COVER
MODERNISME_PETYER_ACKROYD_Cover

ESSAI

Peter ACKROYD

MODERNISME

Notes pour une nouvelle culture

Première édition en français de l’essai majeur de littérature prospective écrit en 1976 par celui qui questionna le roman victorien et le nouveau roman français dans la perspective du modernisme appliqué à la littérature contemporaine. Tournant de la pensée et renouveau des formes sont au cœur de la réflexion de celui qui devint l’un des romanciers britanniques les plus éminents.

PARUTION MAI 2026

Collection 

HISTORIA MUNDI

UN_ABBE_EN_MAYENNE_COVER_WEB

ROMAN HISTORIQUE

René Bruneau

UN ABBÉ EN MAYENNE

ou le prêtre aux deux visages

30 août 1894. L’abbé Bruneau est guillotiné à Laval, reconnu coupable de l’assassinat de son curé, accusé en outre d’un autre meurtre ainsi que de vols répétés et même d’incendies volontaires. Il est condamné à mort au terme d’une instruction et d’un procès diligentés totalement à charge, tant la vie dissolue de ce prêtre a, dans cette région très catholique, dressé contre lui la population, la presse et les institutions. La condamnation à mort puis l’exécution donneront lieu à un véritablement débordement d’hystérie collective. 

PARUTION DÉCEMBRE 2025

ROMAN HISTORIQUE

Boris MARME

L’OUBLIÉ

Paris, 1872. Dans une capitale encore marquée par les ruines de la guerre, un jeune chroniqueur découvre au Palais de l’Industrie un tableau troublant : un soldat mourant dans la neige, entre l’agonie et le sursaut. À ses côtés, un couple. L’homme se crispe, disant qu’on lui a volé sa vie. C’est Théodore Larran, sergent grièvement atteint à Saint-Privat, que sa future épouse, Marie-Thérèse, a tiré des morts. Leur histoire entre alors en collision avec l’art. De cette scène naît une enquête intime : deux frères, le peintre et le soldat, et, entre eux, la lutte sourde entre vérité vécue et vérité peinte. De Paris à Bayonne, des salles du Salon aux chambres où l’on veille les malades, le narrateur remonte le fil, années après, à l’orée d’un autre fracas de l’Histoire. Des salons de la jeune République aux paysages du Sud-Ouest, Boris Marme compose un roman sur l’art et la filiation, sur ce que l’on efface et ce qui demeure.

PARUTION MARS 2026

L_OUBLIE_COVER_WEB

Collection 

IN GIRUM NOCTE

LIBRAIRIE

PHILOSOPHIE

Sergio GIRARDHI SAUVAGEON

LA FALSIFICATION DU MONDE

La Falsification du monde est un essai dans lequel Sergio Ghirardi Sauvageon démonte, avec rigueur et passion, les mécanismes de l’aliénation contemporaine. Héritier des penseurs critiques de Reich à Debord, il décrit comment la société du spectacle a glissé vers une technocratie totalitaire qui falsifie le vivant jusque dans nos corps, dans nos émotions, dans notre intégrité.

PHILOSOPHIE

Sergio GIRARDHI SAUVAGEON

TERRA INCOGNITA

La Falsification du monde est un essai dans lequel Sergio Ghirardi Sauvageon démonte, avec rigueur et passion, les mécanismes de l’aliénation contemporaine. Héritier des penseurs critiques de Reich à Debord, il décrit comment la société du spectacle a glissé vers une technocratie totalitaire qui falsifie le vivant jusque dans nos corps, dans nos émotions, dans notre intégrité.

Collection 

DESTINÉES

“On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu’on prend pour l’éviter.”

COVERS_

ROMAN

Ernest FEYDEAU

FANNY

Fanny, épouse d’un agent de change parisien, trompe l’ennui d’une vie parfaitement réglée en cédant à une liaison sans risques apparents avec Roger. Loin du drame bourgeois traditionnel, rien ne semble entraver leur relation, sinon la jalousie maladive de l’amant, obsédé par l’idée d’une trahison possible, que rien pourtant ne vient confirmer. Peu à peu, ce soupçon sans objet le ronge, le dégrade jusqu’à le conduire à une ruine morale et physique. Face à lui, Fanny demeure impénétrable : froide, lasse peut-être de tout, elle observe la passion grandissante de Roger avec une sorte de distance ironique et d’indifférence. 

Dans ce roman publié en 1858, au lendemain de Madame Bovary, Ernest Feydeau explore les ressorts psychologiques de l’adultère, de la jalousie et de l’ennui mondain, dans un Paris où le scandale affleure sous le vernis des convenances.

ROMAN

Ernest PÉROCHON

LES GARDIENNES

Publié en 1924, Les Gardiennes se déroule au cœur du Marais poitevin pendant la Première Guerre mondiale et met en lumière la vie quotidienne et la charge de travail des femmes de la campagne restées seules pendant que les hommes sont au front.

Hortense Misanger, dite « la Grande Hortense », doit gérer seule deux fermes, s’occuper de la famille et du patrimoine familial en l’absence de ses trois fils et de son gendre mobilisés. Entourée de plusieurs femmes, elle lutte pour maintenir l’exploitation agricole, affronter les difficultés du travail rural et transmettre les valeurs de fidélité, d’endurance et de solidarité.

Ernest Perochon brosse un tableau réaliste et émouvant de la condition féminine à la campagne durant la guerre. Il évoque le fardeau, la responsabilité et parfois l’émancipation forcée des femmes, qui doivent assumer les tâches agricoles, élever les enfants et prendre des décisions en l’absence des hommes. Le roman décrit aussi la solidarité féminine, la rudesse du labeur, la persévérance, mais aussi les tensions familiales et sociales, notamment autour de la fidélité et des attentes à l’égard du retour des hommes.

LES_GARDIENNES_COV_DIFF_HACHETTE
COVERS_2

ROMAN

Joris-Karl HUYSMANS

MARTHE

Paru en 1876, Marthe, histoire d’une fille est le premier roman de Joris-Karl Huysmans, un tableau sans concession du Paris du Second Empire. Jeune provinciale modeste arrivée dans la capitale pour y chercher fortune, Marthe glisse peu à peu vers la prostitution, passant des ateliers aux maisons closes, des amants douteux aux illusions perdues. Entre misère, passions et tentatives de rédemption, son parcours révèle les pièges d’une société impitoyable où la survie rime souvent avec déchéance.

Le roman dresse un constat sans appel de l’impossibilité, pour les femmes de la condition populaire, d’échapper à leur destin social : chaque tentative de reconversion ou de salut avorte violemment, et Marthe est sans cesse ramenée au néant de la rue et à la violence de la prostitution. Huysmans peint la misère, l’aliénation, la solitude de son héroïne, mais aussi l’absence de toute échappatoire ou rédemption véritable. Au fil du roman, Marthe ne fait que subir la brutalité de la société et des rapports de domination masculine, sa fin n’apportant aucune perspective d’espoir.

Influencé par Zola, Huysmans effectue un travail de documentation précis sur le monde des « filles », loin des clichés romantiques sur la déchéance ou la réhabilitation possible par l’amour.

ROMAN

Marguerite AUDOUX

MARIE-CLAIRE

Deux récits, un même personnage, une même expérience sociale : à travers Marie-Claire, orpheline de milieu modeste, Marguerite Audoux compose l’une des grandes œuvres du récit de formation féminin et ouvrier du tournant du xxe siècle.

Dans Marie-Claire, roman largement autobiographique, l’auteure restitue l’enfance et l’adolescence d’une jeune fille placée en orphelinat rural après la disparition de ses parents, puis envoyée comme bergère dans une ferme. Le texte se distingue par la sobriété de son écriture et par l’attention portée aux gestes, aux paysages et aux liens ténus qui se tissent dans un univers marqué par la pauvreté, le travail agricole et la discipline religieuse. 

L’Atelier de Marie-Claire poursuit ce parcours en déplaçant l’héroïne vers Paris, au cœur d’un petit atelier de couture où s’observent, à échelle intime, les conditions de vie et de travail des ouvrières au début du xxe siècle. Les scènes de l’atelier, les solidarités féminines, les amours incertaines et la menace permanente du chômage et de la faim composent un véritable laboratoire de l’écriture du travail au féminin, entre chronique sociale et méditation sur l’autonomie et la vulnérabilité. 

 

COVERS_3
COVERS_4

ROMAN

Jean GIRAUDOUX

JULIETTE
AU PAYS
DES HOMMES

Juliette, fiancée à Gérard, honnête, mais sans éclat, comprend qu’elle s’apprête à entrer dans une vie dont elle ne veut pas vraiment. Avant de consentir au mariage, elle se donne un mois pour traverser le « pays des hommes » : revisiter les figures masculines de son enfance, confronter les modèles rêvés aux hommes qu’elle observe, mesurer l’écart entre ses élans et la réalité du quotidien. Une parenthèse, où Juliette confronte ses désirs d’absolu à la banalité de la vie adulte et au compromis du mariage
Dans ce roman tout en nuances, Giraudoux déploie une écriture à la fois ironique et poétique, qui fait scintiller le moindre détail sans en effacer la banalité. Juliette au pays des hommes propose ainsi le portrait délicat d’une jeune femme partagée entre le désir de merveilleux et la nécessité d’habiter un monde prosaïque, et interroge, avec grâce, ce que grandir veut dire lorsque les rêves se heurtent au possible.

ROMAN

Charles-Louis PHILIPPE

BUBU DE MONTPARNASSE

À Paris, dans le quartier populaire de Montparnasse, Berthe, une jeune ouvrière venue de province, glisse peu à peu dans la prostitution. Elle tombe sous l’emprise de Bubu, souteneur charismatique, paresseux et brutal, qui la « prend en main », l’exploite et la bat, tout en la tenant par une forme de fascination amoureuse.

Le roman suit ce couple toxique dans son quotidien de misère : les chambres sordides, les cafés, les trottoirs, les commissariats, les hôpitaux. Philippe montre sans fard la violence sociale, la maladie, la syphilis, la prison, les réseaux de proxénétisme, mais aussi la fatigue, la jalousie et les contradictions d’une jeunesse enfermée dans son milieu.

Autour d’eux, d’autres figures gravitent – clients, policiers, médecins, amis d’infortune – et composent un tableau précis du Paris populaire du début du XXᵉ siècle. Sans moralisme, avec une grande compassion pour ses personnages, l’auteur décrit la lente destruction de Berthe, prise entre son attachement pour Bubu, l’illusion d’un amour possible, et la dureté d’un monde où les pauvres n’ont presque aucune échappatoire.

COVERS_6

Text content